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jeudi 21 juillet 2011

Alter-Ego sans Pseudo : un «problème de vieux cons» ?


Mon ami Pierrot, écrivain de la vie numérique ne me prêtera plus sa plume. Le temps des pseudos est moribond. Dorian ne regarde plus Gray dans un faux miroir, il affronte son image en temps réel, il veut légitimer ses écrits ; il fait sa promo pour se révéler tel qu’il est et faire parler de lui. 

Sur la vitrine du Net, Alter ne joue plus avec son Ego en se calfeutrant sous un pseudo car il se doit de répondre au désir de ses fans d’interagir en ligne et personnellement avec eux. L’ami Pierrot devient un blogueur pour narrer son expérience du récit de sa dernière production littéraire ; il fait son cinéma d’auteur à grand renfort de signature d’autographes, se fait mitrailler par les photographes pour médiatiser son image qui labellise le produit de sa création de l’esprit. 

L’écrivain d’aujourd’hui est-il ainsi plus honnête à visage et nom découverts ? 

Pourquoi pas, si l’on en croit Virginia Woolf qui n’a jamais usé de pseudonyme et qui affirmait que la condition fondamentale de l’auteur (de nature à le rendre fou) est de : “Ne jamais être soi-même, et pourtant l’être toujours, c’est le problème.”

L’écrivain de la vie numérique est aussi un homme de marketing ; il participe à sa téléréalité.

Jouer avec le «Je» au sein de systèmes technologiques qui font de chacun de nous potentiellement des «cybergénies naturels» peut nous ramener vers une posture plus méditative à travers le défi lancé par le projet de « l’informatique contemplative » défini par Alex Soojung-Kim Pang comme « quelque chose qu’on fait, une manière de penser et d’agir ».
 
Au fond, Alter peut ne plus jouer avec Ego dès lors qu’il est capable de contempler les objets de son environnement numérique et médiatique, dès lors qu’il fait usage d’un « cerveau élargi »pour continuer à inventer la construction de la construction au fondement de toute œuvre littéraire et artistique avec calme et précision ce qui contraste avec le culte de la rapidité que consacrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Au sein d’un monde d’écrans et d’interfaces hommes-machines, la question du pseudo n’est peut-être qu’un «problème de vieux cons».

Anne-Marie Champoussin

dimanche 19 juin 2011

My e-Reputation : Free Digital Android

Un nouveau post au terme de quelques mois de suspension avec une question en point de mire : « quelle est ma e-Reputation » ?

Free Digital Android
Pour en savoir plus : click on me

dimanche 4 avril 2010

Le droit à la vie privée sur Internet : une affaire de traces.


Les sites web fréquentés, les commentaires laissés sur des forums, les billets sur les blogs sont autant d’exemples de traces numériques qu’un internaute peut laisser.
Mais les traces laissées aujourd’hui peuvent être utilisées à son insu à des fins parfois malveillantes et sur une durée à ce jour indéterminée.
La liberté du référencement numérique passe donc aussi par ce que l’on appelle « le droit à l’oubli numérique » ou plus exactement le droit de contrôle reconnu à l’internaute sur les traces qu’il a laissées.
Cette idée qui vise à « améliorer la protection de la vie privée des citoyens sur Internet » a du mal à se traduire au plan juridique.
Cependant, elle doit réglementer l’activité de l’«homo numericus» qui «doit pouvoir compter sur la loi pour faire effacer des données sur le Net qui pourraient être attentatoires à son intégrité morale, à sa liberté individuelle, à celle de sa famille, qui limiteraient ou tenteraient d'influencer ses activités privées, publiques ou professionnelles» (Denis Ettighoffer, fondateur d'Eurotechnopolis Institut).
L’enjeu est de permettre aux individus de garder le contrôle sur les informations qu’ils ont laissées de manière volontaire ou non.
La législation européenne est claire en l’espèce et pose le principe dans la directive du 24 octobre 1995 sur la protection de la vie privée: «que les responsables de fichiers ne doivent pas conserver des données personnelles au-delà de la période nécessaire à leur traitement. Par exemple, les fournisseurs d'accès ne doivent pas stocker pendant plus d'un an les adresses IP de leurs clients. »
Internet ainsi considéré comme un «média de stock», il reste à négocier avec les grands moteurs de recherche dont Google pour limiter dans le temps le stockage des données personnelles,
Ensuite, la responsabilité sociétale doit s’exprimer dans la formation à l’école (et tout au long de la vie) de l’internaute libre et citoyen sur les «usages de l’internet».
Ainsi pour pouvoir exercer librement son choix au référencement numérique, il faut que l’on nous reconnaisse un "droit à la suppression des ces données sans frais et par voie électronique".
Une fois posé les grands principes et le cadre juridique, encore faut-il considérer les deux obstacles «techniques» majeurs à leur efficacité : le "copié-collé" et "l’internationalisation".
La «mémoire Eidétique» du réseau internet se heurte dans ce dernier cas à la question de la cyberdémocratie.


Anne-Marie Champoussin
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